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L’impôt constitue la majeure partie de nos coûts…

Publié le 6 novembre 2014 par dans Communiqués

Dans un pays comme le nôtre, les impôts et prélèvements assimilés, comme les cotisations sociales et taxes divers, constituent, dans la plupart des cas, la charge la plus importante à laquelle les entreprises et particuliers doivent faire face.

Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner en détail les charges qui doivent être supportées par votre entreprise ou ménage…

Les rémunérations du personnel sont assez exemplatives à ce niveau dans le sens où, dans la grande majorité des cas, les impôts et cotisations sociales constituent plus de la moitié du coût salarial, ce qui, au passage, ne laisse au travailleur qu’une petite partie de ce qu’il coûte à son employeur.

Les automobiles sont, également, fort taxées et seule la division de ces impositions en une multitude de plus petits prélèvements donne l’impression que la charge fiscale n’est pas prédominante… Si on additionne la taxe de mise en circulation, la taxe de circulation, les redevances de stationnement, la taxe CO2, l’impôt sur l’éventuel avantage en nature, les accises sur le carburant, les taxes sur assurances et la TVA, on se rend compte que le coût de nos chères voitures est principalement fiscal. En outre, il ne faut pas oublier les charges fiscales et sociales qui ont, aussi, constitué une grande partie des coûts de leur fabrication et de leur entretien.

Les autres charges suivent également le même schéma et ceci est particulièrement vrai pour tous les services et biens produits chez nous. En effet, s’ils ont, par exemple, fait appel à de la main d’oeuvre, ils comportent, dans leur prix de revient, une bonne part de taxes et cotisations sociales.

A ces éléments, il faut, bien entendu ajouter la partie visible de l’iceberg, à savoir l’impôt des sociétés et les taxes diverses comme la cotisation unique. Cependant, ce dernier élément, souvent présenté comme le plus sensible, ne constitue, bien souvent, que la plus petite partie des charges fiscales et sociale supportée par nos entreprises et compatriotes.

A côté de cette taxation qui frappe durement notre économie réelle, il faut noter qu’une bonne partie des activités financières et spéculatives échappent à cette contribution à l’effort collectif en n’étant que peu ou pas imposées… Alors qu’elles représentent une grande partie des dépenses publiques au travers de la charge de la dette, dont une partie a même été effectuée pour sauver ces institutions financières de la faillite !

Cette charge fiscale et sociale pesant essentiellement sur l’économie réelle et le travail a, en outre, comme effet pervers de favoriser les activités réalisées à l’étranger, dans certains pays « avantageux », au détriment de la production nationale qui nous fait vivre.

Ceci pourra paraître paradoxal à certains mais nos contrôleurs fiscaux et sociaux, en exerçant leur métier, sont tout bonnement en train de retirer de l’argent à nos entreprises et ménages pour le donner au secteur financier, tout en favorisant, au passage, les délocalisations…

Vincent Granville.

 
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