Home Communiqués De quoi nos entreprises ont-elles besoin ?
formats

De quoi nos entreprises ont-elles besoin ?

Publié le 23 octobre 2014 par dans Communiqués

Qu’on le veuille ou non, notre bien-être repose exclusivement sur la prospérité de nos entreprises et leur capacité à créer de la valeur ajoutée… Nous avons, donc, tout intérêt à ce qu’elles puissent se développer et, pour y arriver, il faut leur donner un cadre adéquat.

Or, force est de constater que, dans notre pays, tout comme dans la plupart des pays d’Europe Occidentale, ce cadre favorable, tant nécessaire, n’est pas réellement présent.

Une des explications pourrait provenir du fait que nos décideurs politiques sont nettement plus en contact avec des banques, des groupes de pression et des fédérations professionnelles dont les intérêts sont fort écartés de ceux de notre tissu entrepreneurial qui, rappelons-le, est constitué quasi-exclusivement de TPE.

En effet, les besoins du secteur financier et des grandes entreprises ne sont pas ceux des TPE qui, elles, nécessitent un système simple, souple et peu coûteux.

Simple car les formalités administratives représentent, dans une TPE, une charge de travail proportionnellement très conséquente et, donc, particulièrement coûteuse… En outre, cette obligation n’apporte, dans la plupart des cas, rien à l’entreprise, ce qui en fait un coût économiquement inutile.

Il y a donc lieu de simplifier la fiscalité au maximum, en réduisant, par exemple, l’impôt des sociétés à un pourcentage du bénéfice comptable, ce qui permettra de réduire la déclaration fiscale à sa plus simple expression. Les procédures d’autorisations doivent, également, être drastiquement simplifiées et accélérées et, idéalement, un seul contact à un guichet spécialisé devrait permettre de solutionner 99 % des demandes…

En matière d’emploi, notre système est particulièrement lourd et paralysant et, dans bien des cas, les TPE préfèrent brimer leur croissance plutôt qu’engager du personnel… Qui plus est, le coût salarial est particulièrement important (sans que le net perçu ne soit, lui, exagéré) et les contraintes sont peu compatibles avec la situation réelle de nos TPE. Alors que, en finançant autrement notre Sécu, on pourrait disposer d’un système performant et dynamisant car l’engagement d’un travailleur pourrait se faire aussi facilement que s’il était « en noir » et, pour un salaire identique voire supérieur, le coût pour l’entreprise serait réduit d’un quart !

A côté de cela, il y a, également, lieu de réduire les privilèges indécents dont disposent l’Etat et les banques au niveau des récupérations de créances impayées et d’arrêter de pénaliser lourdement les entrepreneurs qui échouent en mettant à leur charge personnelle les dettes envers l’ONSS et le fisc, même si la société possède la responsabilité limitée.

Il est grand temps que nos politiciens s’intéressent à nos TPE et que ces dernières osent leur montrer la triste réalité des choses et la manière, négative, dont la plupart perçoivent les contraintes administratives, les banques, le fisc et l’ONSS… Faute de quoi nous aurons de plus en plus de fermetures et de délocalisations avec, comme conséquence ultime, une régression économique et sociale !

Vincent Granville.

 

 
 Share on Facebook Share on Twitter Share on Reddit Share on LinkedIn
© Vincent Granville - Tous droits réservés
credit