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Congrès du 28 avril 2013 – Mon interview

Publié le 28 avril 2013 par dans Discours

Question n°1 : Vincent Granville, en quoi les FDF ont-ils de l’audace économique pour la Wallonie et Bruxelles ?

Tout d’abord, osons regarder la réalité en face : tant Bruxelles que la Wallonie connaissent de nombreuses pertes d’activités et d’emplois… Qui, même si cela est passé sous silence, sont autant de drames sociaux… Et ce n’est pas la politique actuelle de nos Gouvernements qui va inverser le cours des choses !

Nous ne pouvons accepter cette lente dégradation de notre économie, de notre société et de nos acquis sociaux… Il est temps de renverser la vapeur et de mener, à Bruxelles et en Wallonie, une politique ambitieuse et réaliste qui donnera aux Wallons et Bruxellois des perspectives d’avenir… Je peux vous assurer que les FDF ont cette détermination et je suis certain que, après 2014, c’est nous qui donneront l’impulsion qui dynamisera notre société !

Question n° 2 : Pouvez-vous donner des exemples concrets de leviers à actionner au niveau de la Fédération ?

Bien sûr…Et comme ces exemples sont très nombreux, j’ai sélectionné ceux qui me paraissent les plus parlants.

Avant toute chose, ayons conscience que les très petites entreprises constituent la quasi-totalité des entreprises présentes dans notre Fédération… En Wallonie, par exemple, 95 % des entreprises comptent moins de 5 collaborateurs…

Nous allons donc mener une politique qui tiendra compte de cet état de fait afin d’aider nos entreprises à prospérer. Nous n’allons pas développer des théories mais bien nous intéresser à la situation concrète telle qu’elle se présente sur le terrain.

Parlons d’abord des subsides… Actuellement, nous disposons d’une multitude de subsides différents, octroyés par divers opérateurs économiques qui, parfois, sont même concurrents… Cette situation favorise le shopping et les personnes qui savent rédiger des dossiers qui plaisent… Par contre, beaucoup d’entreprises qui pourraient les utiliser efficacement renoncent ou, pire, ne sont pas retenues… C’est exactement l’inverse de ce qu’il faut faire !

Nous proposons donc de mettre en place des « points de contact entreprises » dans lesquels les entrepreneurs et porteurs de projets pourront trouver un interlocuteur unique qui les aidera à faire prospérer leur affaire. Cette manière de faire a, en outre, pour mérite d’envisager la situation de manière globale et, ainsi, de faire jouer conjointement subsides, prises de participations, financements bancaires, partenariats, …

Question n°3 : Innovant, en effet… Avez-vous d’autres idées ?

Oui, et notamment en ce qui concerne les implantations industrielles…

C’est un fait indéniable, Bruxelles attire les entreprises… Malheureusement, le carcan qui la limite aux 19 communes l’empêche d’accueillir celles qui nécessitent de l’espace… Et elles sont nombreuses !

Là, nous ferons jouer à plein la solidarité Wallonie-Bruxelles… Les entreprises qu’il n’est pas possible d’implanter à Bruxelles, nous les orienterons vers les zonings Wallons.

Nous veillerons aussi à réduire au maximum les délais d’obtention des autorisations, tout en veillant, bien entendu, au respect de l’environnement et des habitants… Il est temps de mettre fin à ces hésitations et tergiversations qui nous ont déjà fait perdre des quantités d’entreprises et, donc, d’emplois !

Question n°4 : On sent la détermination… Avez-vous encore un exemple ?

Plusieurs mais je vais, ici, me limiter à un dernier point : La simplification administrative.

Jusqu’à présent, la simplification mise en œuvre n’a facilité que la tâche des administrations… Et, à augmenté considérablement les obligations administratives des entreprises, associations et particuliers !

N’oublions pas que notre tissu économique est constitué de très petites entités et que, de ce fait, les obligations administratives sont, proportionnellement, nettement plus importantes que dans les grandes entreprises. Il n’est, d’ailleurs, pas rare qu’une TPE consacre plus du quart du temps de travail à ce genre de tâches… Il s’agit là d’un gaspillage de ressources qu’il est impératif de réduire !

Partout où cela sera possible, nous réduirons ces lourdeurs… Le rôle des entreprises est de créer de la richesse et non de remplir des papiers qui s’entasseront dans les tiroirs des administrations !

Question n°5 : Oui, nous avons bien compris que les FDF veulent pouvoir actionner des outils économiques communs aux Wallons et aux Bruxellois, mais en quoi les citoyens seraient-ils concernés dans leur vie quotidienne ?

Evidemment… Le développement de notre économie, et donc de nos entreprises, est à la base du bien-être … C’est grâce à une économie performante que nous avons pu améliorer les conditions de vie de tous nos concitoyens et leur offrir, entre autres, une Sécurité Sociale qui les protège efficacement des aléas de la vie… Tout ce que vous voyez autour de vous a été rendu possible grâce au développement économique et il en sera toujours ainsi… La décroissance ne génèrera jamais d’amélioration des conditions de vie et aura toujours pour effet de conduire les plus faibles d’entre-nous vers la misère…

Cette croissance, qu’il faudra entretenir en motivant ceux qui entreprennent et qui travaillent, devra, bien entendu, profiter à tous nos concitoyens.

C’est avec ses fruits que nous saurons améliorer l’aide à celles et ceux qui en ont le plus besoin…C’est elle qui financera les infrastructures dont nous avons besoin comme, par exemple, un réseau ferroviaire performant… C’est encore elle qui permettra de consacrer plus de moyens à nos jeunes et à leur formation…

Oui, nous sommes libéraux car nous voulons une économie prospère… Oui, nous sommes sociaux car nous souhaitons que cette prospérité profite à tous nos concitoyens et que personne ne soit laissé au bord du chemin !

 

 
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